Je suis l'heureuse tante de trois neveux. J'aurais bien aimé avoir une nièce aussi, mais ma soeur a ignoré mon souhait. Il y a parfois des gens qui font preuve d'une rare mauvaise volonté.
Hier, mon neveu V. me téléphone. Il sera vendredi dans la capitale (du canton) pour une consultation spécialisée, et se proposait de me faire une petite visite. Mais avec joie!
Aujourd'hui, mon neveu B. me téléphone. Il était dans la capitale (du canton) pour un cours d'information destiné aux futures recrues de l'armée, et se proposait de me faire une petite visite. Mais avec joie!
Et voilà qu'une fois de plus, j'ai pensé à ma tante, la soeur de ma mère, et à tout le mal qu'elle a osé m'en dire. Des trucs remontant même à leur enfance ou leur jeunesse. (J'y suis pour quelque chose?) J'ai donc appris, entre autres, que ma mère était la chouchou de son père et qu'elle l'avait bien manipulé, qu'elle en faisait à peu près autant avec leur mère. Et puis aussi qu'elle avait carrément le mal en elle. Et que si mon père s'est suicidé, c'était la faute de ma mère (C'est sans doute pour moi la phrase de trop!). Pourtant elles s'aimaient beaucoup ces deux-là, j'avais cru remarquer, et je ne comprends pas ma tante. Et tant pis après tout. Ce qui m'épate aussi, c'est qu'on puisse avoir des rancoeurs tenaces à ce point-là. J'ose espérer que, si j'arrive un jour dans la huitantaine, j'aurais réussi à me défaire des miennes, mais qui sait?...
Je l'aime bien quand même, ma tante. Mais ce qui me trotte dans la tête depuis un moment, et compte tenu qu'elle est une assez vieille dame désormais (elle vient d'avoir 86 ans), c'est l'idée de lui écrire un mot, ou quelque chose, pour lui faire savoir, d'une manière ou d'une autre, qu'elle n'aurait pas dû me dire toutes ces horreurs, qu'elle aurait mieux fait de les dire directement à sa soeur et que, par-dessus tout, elle ne croit pas que j'ai pris tout ça pour argent comptant. Il faut que j'y pense sérieusement (ou pas?) Presque un peu dans le genre qu'il ne faudrait pas qu'elle l'emporte tranquillement dans la tombe.
Mais j'hésite, et ça m'agace... Est-ce que ça en vaut la peine?... L'affaire est donc encore en suspens... Ou alors, je pourrais m'en foutre, en partant de l'idée que j'ai bien d'autres chats à fouetter, et que ma tante aussi, mais que elle comme moi, savons, peu ou prou, ce qu'il en est...
Et, j'ose à peine l'avouer, je pense être une tante plus sympa pour mes neveux. Il faut bien dire que ce n'est pas tellement difficile. Si j'ai un truc à dire à ma soeur, par exemple, je le dis à ma soeur. Je ne vois pas en quoi ça concernerait mes neveux. Et sinon, je fais un peu figure de "tante d'Amérique" auprès d'eux (comme disait mon ancien psy) et j'espère qu'il n'avait pas tout à fait tort...
(Y'a des fois où je peux plus supporter d'être comme je suis...)
J'ai rechuté, je refume. Pas (encore) à nouveau trois paquets par jour, mais en moyenne, un paquet. Et j'en viens à me dire que j'ai fait preuve d'une folle prétention en pensant que j'allais arriver à me débarasser de cette saleté. Autrement dit, que j'ai pété plus haut que mon cul.
C'est amusant, ou pas, mais L. m'a dit qu'il y a des gens qui sont comme "interdits" de réussite. Ca lui a fait penser à moi. C'est triste, quand on y pense. Et quand moi-même j'y pense, je me souviens d'un tas de choses que je me suis interdit de réussir, tout au long de ma triste vie.
J'ai encore pris 2 kilos. Ce n'est vraiment plus tolérable. J'envisage de prendre rendez-vous à la consultation de l'obésité, où il y a six mois d'attente, pour sûrement m'entendre dire ce que je sais déjà.
Samedi, j'ai été carrément jetée dans le Jacuzzi de ma soeur et cie. C'était marrant au début, là en plein air et en plein froid. J'en suis ressortie fourbue, alors qu'on m'avait promis une merveilleuse détente. Et le lendemain j'avais quelques courbatures. Il y a parfois de ces traîtres.
Je me les gèle chez moi depuis une semaine. Plus de chauffage, ou juste une reste infime. Je téléphone à ma gérance, je lui re-téléphone, et à chaque fois c'est le même refrain : "On s'en occupe." J'ai la goutte au nez, et j'hésite à mettre des gants, mais c'est terriblement handicapant, les gants.
J'ai été chez le dentiste il y a une semaine, pour un traitement de racines, à faire en trois étapes. Je ne savais pas qu'on pouvait encore de nos jours, éprouver une pareille douleur chez le dentiste, malgré une double anésthésie. J'y retourne demain, avec la promesse que, cette fois, je ne sentirai rien. Je ne suis pas rassurée, parce qu'on m'avait dit ça aussi pour lundi passé. Je n'arrive pas à oublier le souvenir de cette douleur.
Je le crois pas! J'ai encore négligé d'éteindre les phares de ma voiture. J'avais rendez-vous à la physio. J'ai fait venir un dépanneur, j'ai téléphoné à la physio, mais pas 24 heures à l'avance, ça va encore me coûter 40 francs?